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Marc Rebollo

Peinture, sculpture, collage, son, statement, Marc Rebollo utilise une multitude de médiums, de sources, de références liées principalement à la musique avec lesquels il déploie une mise en tension. En 2014, pour son exposition « Sold out » au Centre d’art contemporain / Passages, il produit une œuvre sonore instrumentale conçu comme une bande son gravée sur vinyle et tiré 300 exemplaires. Comme un écho, deux ans après, Marc Rebollo convoque, pour sa résidence, à nouveau le multiple mais cette fois sous la forme d’un projet en sérigraphie réalisé en collaboration avec l’atelier troyen Oasp, rencontré lors de pérégrinations dans la cité des tricasses.


Delphine Gatinois

Née en 1985 à Reims, Delphine Gatinois est diplômée des Écoles d’art d’Épinal et de Metz. Travaillant jusqu’à aujourd’hui, dans un va-et-vient entre la France et divers pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Mali et le Sénégal, l’artiste médite le monde à travers un mythe. Elle pratique principalement la mise en scène photographique et l’installation au sens plastique du terme.

Le Centre d’art contemporain / Passages reçoit Delphine Gatinois en résidence, le premier semestre 2016, en préparation de son exposition.


Jagna Ciuchta

Jagna Ciuchta est née en 1977, à Nowy Dwor Mazowiecki en Pologne. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Paris, développe une pratique protéiforme et processuelle, liée au statut même de l’exposition. Dès le mois de janvier, elle sera en résidence croisée qui lui permettra de travailler directement dans les espaces du Centre d’art contemporain / Passages, afin de créer une proposition qui réponde à la spécificité de ce lieu.


Nadine Monnin

… cadre sur un vide constellé de souillures de peintures et de poussière sur le négatif… alchimie dans la surprise des ratages… hasard dans les méandres émulsionnés de la poudre et des sécrétions  aqueuses touillées à la brosse… cela est au-delà de l’esthétique, c’est une position éthique, difficile à tenir mais que Nadine Monnin poursuit sans aucune concession. C’est à prendre ou à laisser, il n’y a jamais de faux semblant, ni d’effets plastiques, ni d’emphase de mise en image. Toujours au plus serré, au plus modeste. Alors, cap au pire. C’est là notre vérité.

Alain Clément.

Nîmes


Shqipe Gashi

Le dépôt des sculptures possibles

Appelons cela des sculptures. Elles explorent un lieu intermédiaire fait d’objets (emballage, rouleau, rideau, etc.), de matériaux (carton, plaque de métal, tissu, etc.), de qualités mécaniques (rigidité, souplesse, affaissement), de qualités picturales (couleur, laque, dorures), de processus potentiels (déroulement, maintien en appui ou en équilibre, suspension, étalement), de situations (lumière, disposition, dispersion des éléments). La sculpture se tient dans cet espace intermédiaire, et l’oeil est invité à le parcourir. Les éléments dispersés sont mis là, comme abandonnés, et l’installation tout entière se présente comme un dispositif anti-autoritaire misant sur la distraction plutôt que sur la focalisation. L’ordinaire de la sculpture. Une sorte de dépôt de possibilités sculptées, entre la situation trouvée et la situation construite.

Christian Besson


Manon Harrois

Manon Harrois observe les acrobaties quotidiennes de la chair, questionne le mouvement spontané de l’espace publique, les différents ordres d’une même sensation dans l’architecture distortionnée du souvenir. Elle travaille sur le manège ambulant de la masse des corps, les rythmes pour créer des équilibres instables, mettant en jeu les cycles successifs d’imprégnation et de transfert au sein de dispositifs plastiques, d’épreuves publiques. Phénoménologue maladroite et précise, elle mène un travail sur l’instabilité des corps en relation et la trace mythologique coagulée après l’acte. Série de jeux d’échecs tracent, en rond, la piste. Un lieu pour un système de notation à l’encre bleue. En mouvement permanent, les traces animales persistent, bouclent le motif et l’aide à retranscrire, par couches, la po(ï)étique de l’expérience.

Une écriture spontanée, sorte de langue étrangère à la syntaxe particulière, suivant les principes d’addition et de croissance, forme des plans hallucinés. Un genre de palimpseste divinatoire se construit en plusieurs volumes comme une tour architecturale de données topographiques qui géo-localise le corps s’échappant de la pensée qui se cherche.

Apparait progressivement ce qu’elle appelle La suite à tamago. 


Mehryl Levisse

Mehryl Levisse travaille sur le lien que nous, contemporains désabusés et rationnels, nous entretenons avec les rituels liturgiques et païens, les mythologies classiques et modernes, en reprenant des éléments archétypaux de ces rituels et mythologies qu’il mixe avec des objets banals, extraits de la vie quotidienne, créant ainsi des associations d’une étrange familiarité afin de décaler le regard et nous interpeller sur nos propres routines, nos propres fétichisations, nos moments d’absence au monde.


Élise Florenty & Marcel Türkowsky

Enquête de terrain errante, attentive aux manifestations de l’irrationnel, à la résurgence des mythes et aux mécanismes de résistances, la poétique d’Élise Florenty et Marcel Türkowsky se décline sous toutes sortes de formes audio-visuelles : structurelles, narratives ou hypnotiques. Opérant par disjonctions successives entre ce qui est dit et ce qui est vu, leur recherche interroge la construction d’un moi multiple à travers différents contextes; géographique, historique et politique.

Expositions personnelles : A Walking Paradox, Kinderhook & Caracas (Berlin, 2012); Through Somnambular Laws, Fracidf Le Plateau (Paris, 2012); Life Ticket, Centre d’art contemporain Les Églises (Chelles, 2009-2010); Wheels of Memory, Centre d’art contemporain La Synagogue de Delme (2009). Expositions collectives : The Eleventh Letter, Kunstverein Potsdam e.V. (2010/2011); Void of Memory, Platform Seoul (2009). Leurs films ont été montrés dans plusieurs festivals comme le FID Marseille, Hors Pistes, Doc Lisboa, Torino Filmfestival. Depuis 2009, ils ont participé à des résidences en Corée, USA, Brésil, Ukraine, Allemagne et France.


Julien Carreyn

L’Andra / Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs a lancé en 2010 un important projet pluridisciplinaire sur la mémoire des Centres de stockage de déchets radioactifs. L’art est l’une des pistes explorées. Pour cela, l’Andra a conclu un partenariat sur 3 ans avec le Centre d’art contemporain / Passages de Troyes. Il se traduit par le financement d’une bourse et d’une résidence d’artistes à Troyes.

Pour 2012, l’artiste retenu est Julien Carreyn, dessinateur et photographe. Particulièrement intéressé par des techniques de reproduction anciennes et rudimentaires, il privilégie le dessin pour tenter de créer un nouveau langage. C’est par la fusion de références multiples qu’il produit des œuvres à l’aspect faussement désuet.

Il a notamment participé à des expositions à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris, au Musée d’art contemporain du Val-de-Marne à Vitry-sur-Seine, au Cneai / Centre national de l’estampe et de l’art imprimé à Chatou, dernièrement au Frac / Fonds régional d’art contemporain Champagne-Ardenne à Reims et à la galerie Crèvecœur à Paris.


Veit Stratmann

Veit Stratmann, artiste plasticien a été le premier artiste à se pencher sur le sujet. Fin 2011, il a rendu son rapport intitulé « La colline ». Pour luttercontre la perte de mémoire, il propose d’instaurer un rite tous les 30 ans. La couverture définitive des centres de stockage serait rehaussée régulièrement. A la fin des 300 ans de surveillance, la couverture finale atteindrait une hauteur de 57 mètres et deviendrait une colline.

Il a notamment participé à des expositions au Centre d’art et de Diffusin Clark, à Montréal,  à La Force de l’art au Grand Palais à Paris en 2006, au MAC/VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne et une exposition intitulée The element for the city au  Nevada state Museum of Arts.