Hélène Janicot (née en 1999, France) vit et travaille à Paris.
Ses récentes expositions en solo et duo incluent Current, Lo Brutto Stahl, Paris (2025), Sheep are counting me, Taon, Paris (2025), et Horses & Donuts, Concert, Paris (2024).
Son travail a également été présenté dans des expositions collectives, à Smallville, Neuchâtel, (2025), à la Villa Belleville, Paris (2025), au 17 Studiolo, Paris (2025), aux Beaux-Arts de Paris (2025), au sein des Réserves du Frac Île-de-France, Paris (2024), à Magma Maria, Francfort (2024), Bétonsalon, Paris (2023) et Off-space ES365, Düsseldorf (2022).
La pratique d’Hélène Janicot s’amorce par un processus de collecte : chutes, rebuts et objets manufacturés comme autant de matériaux qui s’altèrent à court terme, avec une attention particulière portée aux contours, aux coins, aux écorces ou aux mues, dont le dénominateur commun serait leur caractère périphérique. Cette matière sédimentée donne naissance à des assemblages, plus ou moins durables, où chaque geste (découpe, recouvrement, évidement) permet d’en retracer les conditions d’exécution. Se côtoient des tubes de transport, carton, scotch, papier, et des éléments plus identifiables (mousse isotherme, plafonnier obsolète, gant ou logo publicitaire). Ce faisant, elle active des réseaux d’interdépendance au sein même des espaces qu’elle investit, entre objets de circulation et de conservation, entre volumes et surfaces planes (photographies numériques ou dessin). Des systèmes de signes se construisent progressivement, cherchant les conditions d’émergence de la représentation ; d’un agencement fortuit de la matière au geste arbitraire, du signe intentionnel à la question du standard et de sa reproductibilité.
Pour la résidence au centre d’art Passages, elle prévoit de poursuivre un processus initié lors d’un séjour à Düsseldorf, où il s’agit de réaliser une chose par jour (vidéo, sculpture ou dessin), avec des matériaux de proximité. Ce travail protocolaire, qui débouchera sur une édition, induit un arpentage méticuleux du territoire. Au sein de la ville de Troyes, le Muséum d’Histoire naturelle à l’Abbaye Saint-Loup a retenu son attention, et c’est autour des techniques de conservation qu’elle souhaiterait orienter ses recherches.
Présentation du travail issu des recherches le samedi 2 mai à 16h00 au centre d’art Passages